mardi 25 novembre 2025
lundi 6 octobre 2025
jeudi 11 septembre 2025
Communiqué de Presse du 11/9/2025 : Réunion publique du 8 septembre 2025 sur le projet d’aménagement du Bréau : Des assurances politiques qui masquent un manque d’études préalables et des risques financiers sous-estimés
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Fontainebleau Patrimoine Association loi 1901 n° 9741 déclarée au JORF du 11 décembre 1996 p. 5454 Site : fontainebleau-patrimoine.blogspot.fr Courriel : echosbleau@gmail.com Tel : 01 60 74 80 33 24, Bd Thiers 77300 Fontainebleau |
Communiqué
de Presse du 11 septembre 2025
Réunion publique du 8 septembre
2025 sur le projet d’aménagement du Bréau :
Des assurances politiques qui masquent un manque d’études préalables et des risques financiers sous-estimés
L’association Fontainebleau Patrimoine, engagée depuis 1996 dans la protection du patrimoine culturel, environnemental et du cadre de vie de Fontainebleau et de ses environs, réagit à la réunion publique du 8 septembre 2025, organisée par la Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau (CAPF), la Ville de Fontainebleau et Grand Paris Aménagement (GPA), concernant l’aménagement des friches militaires du Bréau. Cette réunion, tenue au Cinéparadis de Fontainebleau, visait à restituer les résultats de la concertation initiale et à présenter un diagnostic préliminaire.
Bien que nous saluions l’ouverture au dialogue public, nous regrettons un processus qui avance sans fondations solides, exposant le projet à des dérapages potentiels aux conséquences irréversibles pour le territoire. Alors que les responsables n’ont cessé de GPA, la Ville ou la CAPF de dire que rien n’était "ficelé", comme l’a souligné notre président, Guillaume BRICKER, lors de son intervention, les lignes directrices présentées arrivent prématurément, sans que les études essentielles n’aient été achevées ni rendues publiques. Conformément aux exigences légales, une concertation publique doit s’appuyer sur des données objectives et transparentes pour évaluer la compatibilité du projet avec les enjeux.
I. Effets socio-économiques mal évalués : une saturation des infrastructures ignorée
Les lignes directrices incluent des pistes programmatiques telles que des logements, des équipements publics, des pôles économiques ou touristiques, mais celles-ci manquent de fondations solides. Les priorités issues de la concertation (équipements animés, emploi local, convivialité) sont avancées par les élus, mais non étayées par une enquête socio-économique fine. Si M. Gondard parle d’intuition ou de convictions, il renvoie aux élections pour le débat final, alors qu'une partie de la société civile ne se politise pas sur le Bréau.
Les craintes d’un "quartier dortoir" ou d’une densification excessive, exprimées par les habitants du Bréau et le public, soulignent un paradoxe : répondre aux besoins sans saturer les infrastructures et les services disponibles, qui sont déjà sous tension.
Les intervenants ont admis la saturation actuelle des infrastructures (chemin de fer, centre ville, fréquences bus limitées, engorgement des voiries avonnaises). Une étude de circulation (salutaire) est en cours et n’a donc pas encore été présentée, malgré des conclusions antérieures pointant une saturation existante. L’absence d’analyse d’impact sur l'absorption des nouveaux habitants envisagés est la démonstration même de ces insuffisantes d'études.
La mise en avant par les élus des besoins du public, prétextés mais jamais étudiés, sert trop souvent de paravents à des velléités de réaliser des équipements publics (sportifs ou culturels) comme prétexte de la bétonisation du site, mode de financement unique dans leur esprit. Les besoins sociaux ne sont jamais mis en avant alors qu'il est visible que la CAPF est dans un désert médical !
Quant aux besoins économiques que la création de bureaux pourraient satisfaire, les élus sont restés au niveau d'un discours mille fois répété mais sans jamais fournir de preuve de leurs assertions.
Ces lacunes vont à l'encontre de l’esprit de la concertation : des conclusions sont tirées sans bases factuelles, exposant le projet à des contestations potentielles pour insuffisance d’information préalable.
II. Impact environnemental et patrimonial : un site menacé par l’absence d’études
C'est donc l'environnement qui est menacé par cette insuffisance de prévision des impacts.
Selon le visionnaire décret Carnot de 1891, à la fin de son usage militaire, ce site forestier aurait dû être reboisé pour rejoindre la forêt de Fontainebleau, classée réserve de biosphère et site UNESCO. Ce retour à la forêt se manifeste aujourd’hui par un processus spontané de renaturation, avec 23 % du site boisé et 9 % en prairie, témoignant de sa résilience écologique. Cette dynamique naturelle constitue une opportunité unique pour préserver un poumon vert à la lisière de la ville, dans un contexte de crise climatique. Ce processus de renaturation mérite d’être étudié en détails et de trouver des financements adéquats sur le plan régional, national et européen pour répondre aux enjeux écologiques.
Concernant l’environnement, la gestion de l’eau pose des défis majeurs : le diagnostic évoque des contraintes topographiques et hydrologiques (ruisseaux historiques, cuvette naturelle), mais sans étude approfondie sur la raréfaction de la ressource, les risques d’inondations ou la gestion des eaux pluviales. La proximité de la forêt de Fontainebleau (site Natura 2000) impose une évaluation rigoureuse.
Soulignons en particulier les impacts d’une urbanisation accrue pourrait aggraver les tensions actuelles concernant l’adduction d’eau potable, ce que le maire d’Avon et le Président de la CAPF (proposant un forage jugé critique, même sans nouvelle construction) ont affirmé d'ailleurs, ce qui traduit une inadéquation entre la construction et les besoins majeurs et vitaux.
Dans un contexte de réchauffement climatique (+4°C à l’horizon 2050), le projet doit prioriser la résilience. Le diagnostic mentionne une imperméabilisation à 50% du site et une zone boisée à 23% et en prairie à 9 %, mais sans étude environnementale exhaustive (biodiversité, carbone, renaturation). Nous insistons sur l’opportunité d’une piste "zéro construction" pour préserver cette lisière forestière, classée UNESCO, et éviter une dette environnementale future (comme des îlots de chaleur !).
Sur le plan patrimonial, proche du château de Fontainebleau (patrimoine UNESCO), le site exige une architecture exemplaire. En admettant des constructions, ce qui reste à établir, le risque d’une urbanisation anarchique – comme observée dans les politiques passées (ex maison forestière d’Avon, HLM trop dense et inadaptés au besoin des habitants) – menace l’harmonie patrimoniale sans réglementation précise et claire et sans rendre service au cadre de vie. Les bâtiments existants (halles vertes, stand de tir) méritent une expertise sur leur réemploi.
III. Risque de dérapage financier et urbain : une bétonisation pour équilibrer les comptes
Au-delà des études manquantes, nous alertons sur les risques financiers sous-estimés, qui pourraient contraindre à une densification excessive pour équilibrer les comptes. Les élus (Pascal Gouhoury, Julien Gondard) comme GPA (Stephan de Fay) assurent un contrôle public et une approche mesurée, mais les réalités budgétaires contredisent ces affirmations :
- les coûts de désimperméabilisation (50% du site bétonné, avec épaisseurs importantes dues à l’usage militaire) et de dépollution (friches post-OTAN) s’annoncent élevés, sans chiffrage précis présenté.
- La reprise potentielle du projet des Subsistances (511 logements à Avon, en contentieux devant le tribunal administratif suite à l’action du Comité de Défense de l’Action Sociale d’Avon – CDAS) pourrait alourdir la facture en voulant indemniser un promoteur dont le permis est douteux.
–Le coût même du terrain, propriété de la CAPF, qu’elle pourrait faire "flamber" à des fins purement budgétaires (ou pour pousser au béton !).
Il est donc clair que, ces charges – non quantifiées publiquement – pourraient n’être compensées que par la cession de terrains à des promoteurs privés, favorisant une bétonisation intensive. L’agglomération, propriétaire du site, risque ainsi de sacrifier l’équilibre environnemental et patrimonial pour un "équilibre financier", comme l’a évoqué M. Gouhoury, Président de la CAPF. Pire, il s’agirait de justifier un programme de bétonnage que la CAPF avait déjà étudié précédemment.
IV. Alternatives pour un projet durable : une vision respectueuse des habitants, de la nature et de l’histoire
L’association Fontainebleau Patrimoine tient à souligner les qualités exceptionnelles de la Ville, qui méritent une protection rigoureuse et une vision d’aménagement respectueuse de son histoire et de son potentiel.
Nous insistons sur la nécessité de répondre aux besoins des habitants du quartier du Bréau, en renforçant les réseaux de transport (bus, modes doux) et les commerces de proximité, sans ajouter de nouvelles constructions, ou à l’extrême rigueur celles uniquement nécessaires au quartier ou à la valorisation de l’environnement par un projet réellement d’intérêt écologique. On ajoutera que la réflexion doit porter sans doute sur des opérations de mise en valeur de la recherche et de l’enseignement ou de trouver des pistes pour la résilience alimentaire.
À la différence des approches des Foyers de Seine et Marne (FSM, gérant les logements sociaux) et de la Ville, qui ont privilégié des projets de densification, nous plaidons pour une approche préservant la qualité de vie et l’identité du quartier, en évitant une urbanisation supplémentaire qui aggraverait les saturations existantes (eau, mobilité, infrastructures). Sur un point, nous rejoignons Grand Paris Aménagement : la nécessité d’une vision globale et holistique, non seulement géographique, englobant les terrains militaires et les archives, mais aussi thématique, intégrant les enjeux environnementaux, sociaux et patrimoniaux. Cette approche est essentielle pour éviter une catastrophe urbaine, marquée par une bétonisation irréfléchie ou des projets déconnectés des réalités locales.
Ensemble, nous devons construire un projet exemplaire, respectueux du passé du site, de l’environnement, du patrimoine culturel et des aspirations des habitants. Fontainebleau Patrimoine appelle à suspendre toute avancée programmatique jusqu’à la réalisation et publication des études manquantes. Plusieurs associations (LPO, ANVL, APSAS, GNSA, FAPVS77…) proposent une piste de renaturation complète, alignée sur l’histoire du site et les impératifs climatiques, qui parait digne d’intérêt.
samedi 23 août 2025
Bulletin 2025-5
dimanche 27 juillet 2025
vendredi 11 juillet 2025
dimanche 15 juin 2025
jeudi 1 mai 2025
Bulletin 2025-3 - Concertation Bréau
"CONCERTATION" SUR L'AMENAGEMENT DU BREAU A FONTAINEBLEAU
• une réunion publique lundi 05 mai à 19h30 au Cinéparadis,
puis deux ateliers participatifs seront organisés à l'école du Bréau .
• Le lundi 12 mai de 19h30 à 21h30 : cet atelier aura pour objectif de réaliser un diagnostic sur l’état actuel du site. Il s’agira notamment de réfléchir collectivement l’accessibilité du Bréau, les connexions urbaines existantes et les moyens de déplacement utilisés par les habitants.
• Le mercredi 21 mai de 19h30 à 21h30 : Il permettra aux riverains de se projeter dans l'avenir du site : engager une réflexion sur la programmation du futur quartier à travers plusieurs thématiques (espaces publics, équipements, formes urbaines).
• une balade urbaine sera organisée le samedi 17 mai à 10h et un moment d’échange et d’exploration du quartier avec la maîtrise d’œuvre qui devra permettre une meilleure compréhension du site, à travers l’identification collective des atouts et des problématiques spatiales.
vendredi 4 avril 2025
Avis du 4 avril 2025 de Fontainebleau Patrimoine sur le projet de Plui du Pays de Fontainebleau : Bréau, Zac de la Gare
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Voir aussi : https://fontainebleau-patrimoine.blogspot.com/2023/06/lettre-ouverte-du-20-juin-2023-sur.html
mercredi 5 mars 2025
dimanche 2 mars 2025
Projet de plan des mobilités d'Ile de France : déconnecté des réseaux Observations pour la commission d'enquête
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Fontainebleau Patrimoine Association loi 1901 n° 9741 déclarée au JORF du 11 décembre 1996 p. 5454 Site : fontainebleau-patrimoine.blogspot.fr Courriel : echosbleau@gmail.com Tel : 01 60 74 80 33 24, Bd Thiers 77300 Fontainebleau |
Projet de plan des mobilités d'Ile de France : déconnecté des réseaux Observations pour la commission d'enquête
Le Plan des mobilités en Île-de-France prétend avoir pour objectif de répondre aux besoins des Franciliens en matière de déplacements à l’horizon 2030 et de placer la mobilité en Île-de-France sur la voie du « zéro carbone ». Tout cela paraît bien fumeux.
Arrêté par la Région le 27 mars 2024, le Plan des mobilités succède au Plan de déplacements urbain d’Île-de-France de 2013. Il fixera la stratégie régionale en matière de mise en œuvre et d’exploitation des projets de transports et de mobilités jusqu’en 2030, actuellement en phase de consultation.
Nous présentons quelques observations sous deux angles particuliers (parmi d'autres) : la saturation des réseaux et les obligations urbanistiques de stationnement.
I. La saturation des réseaux: faisons semblant de rien...
Force est de constater que le projet de plan de mobilités de la région Ile de France (PDM) ne procède à aucune analyse de la satisfaction des besoins actuels et futurs. Le Code des transports fournit des bases pour argumenter en faveur de la nécessité d' une analyse de la saturation des transports. L'article L. 1214-2 du Code des transports dispose que le plan de mobilité vise à assurer "l'équilibre durable entre les besoins en matière de mobilité et de facilités d'accès, d'une part, et la protection de l'environnement et de la santé, d'autre part" et le même article indique que le plan doit avoir pour objectif "l'amélioration de l'efficacité de l'usage des réseaux" et "la diminution du trafic automobile".
On pourrait argumenter qu'un PDM qui ne prend pas en compte la saturation des réseaux ferroviaires :
- Ne respecte pas l'obligation d'assurer un "équilibre durable" entre les besoins de mobilité et la protection de l'environnement, car il encourage le report modal vers le train sans s'assurer de sa capacité à absorber ce flux.
- Ne remplit pas l'objectif "d'amélioration de l'efficacité de l'usage des réseaux", en omettant les limites de capacité.
- Risque de ne pas atteindre l'objectif de "diminution du trafic automobile" si les alternatives proposées (trains) sont déjà saturées et donc peu attractives.
L'article L. 1111-1 du Code des transports offre aussi un argument juridique pertinent pour soutenir la nécessité d'analyser la saturation des réseaux dans le cadre d'un plan de mobilité. Voici comment on peut l'interpréter :
1. Satisfaction des besoins des usagers : L'article dispose que l'organisation des mobilités "doit satisfaire les besoins des usagers". Un réseau ferroviaire saturé ne peut pas répondre adéquatement à ces besoins, ce qui implique la nécessité d'analyser et de prendre en compte la saturation.
2. Droit effectif de se déplacer : Le texte mentionne le "droit qu'a toute personne [...] de se déplacer". Un réseau saturé compromet l'effectivité de ce droit, car il limite la capacité des usagers à se déplacer efficacement.
3. Liberté de choix des moyens : L'article garantit "la liberté d'en choisir les moyens". Si les alternatives à la voiture (comme les trains) sont saturées, cette liberté de choix est de facto restreinte, ce qui va à l'encontre de l'esprit de la loi.
4. Conditions les plus avantageuses : La mise en œuvre doit s'effectuer "dans les conditions économiques, sociales et environnementales les plus avantageuses pour la collectivité". Un réseau saturé ne répond pas à ce critère, car il engendre des coûts économiques (perte de temps), sociaux (inconfort, stress) et potentiellement environnementaux (report vers d'autres modes de transport moins écologiques).
5. Limitation des nuisances : L'article mentionne explicitement "la limitation ou la réduction des risques, accidents, nuisances, notamment sonores, émissions de polluants et de gaz à effet de serre". Un réseau saturé peut conduire à une augmentation de ces nuisances si les usagers se reportent sur d'autres modes de transport moins écologiques.
En conclusion, un PDM qui ne prend pas en compte l'analyse de la saturation des réseaux ferroviaires ne respecte pas pleinement les principes énoncés dans l'article L1111-1 du Code des transports. Cette omission pourrait compromettre la capacité du plan à satisfaire les besoins des usagers, à garantir leur droit effectif de se déplacer, à assurer leur liberté de choix des moyens de transport, et à mettre en œuvre l'organisation des mobilités dans les conditions les plus avantageuses pour la collectivité.
Dans les zones mal desservies par les transports en commun, la voiture individuelle reste souvent le seul moyen de déplacement viable, contribuant à la congestion routière.
II. Obligations de stationnement et documents d'urbanisme
Le projet de PDM recommande (ce n'est pas une obligation formelle) de limiter les minimums de réalisation de places de stationnement pour les constructions neuves. Le PDM prescrit un pourcentage par rapport au taux de motorisation réel des ménages et aux besoins de stationnement des résidents, pour éviter de "réaliser un nombre trop élevé de places" (voir le tableau infra). On constatera cependant que le taux de motorisation n'est pas fourni avec le PDM ce qui rend compliqué sa mise en œuvre. Tout cela est contestable :
1. Le taux de motorisation actuel ne reflète pas nécessairement les besoins futurs. La limitation des places de stationnement pourrait créer des difficultés pour les résidents si leurs besoins en mobilité évoluent.
2. Adaptabilité réduite : Une fois construits, il est difficile et coûteux de modifier les espaces de stationnement. Un nombre insuffisant de places pourrait donc poser des problèmes à long terme.
3. Stationnement sauvage : Le manque de places pourrait encourager le stationnement illégal, encombrant les trottoirs et les espaces publics
4. Attractivité réduite : Les logements avec peu de stationnement pourraient être moins attractifs pour certains acheteurs ou locataires, impactant potentiellement le marché immobilier local.
5. Une recommandation uniforme ne prend pas en compte la diversité des contextes locaux.
En conclusion, bien que l'intention de réduire la dépendance automobile soit louable, une approche plus nuancée et flexible serait préférable pour répondre efficacement aux besoins variés en matière de mobilité et de stationnement.
III. Des critiques nombreuses
- Manque d'ambition environnementale : "Pour l'Autorité environnementale, le plan devrait fournir une vision complète des mobilités à horizon 2030 appuyée par la démonstration qu'il constitue un véritable outil de report modal s'inscrivant dans les différents objectifs nationaux, et qu'il ne constitue pas une simple réponse à la demande démographique et économique". (Avis délibéré de la Mission régionale de l'autorité environnementale N°MRAe APPIF-2024-133 du 27/11/2024 sur le projet de plan des mobilités de la région d’Île-de-France) ;
- Déconnexion de l'urbanisme et des transports, comme facteur d'aggravation future de la saturation : L'analyse des permis de construire de logements et de bureaux laisse présager une aggravation de la saturation (Que choisir le dénonçait déjà dans un article "Pourquoi le pire est à venir" publié le 09 décembre 2015).
L'expansion des zones urbaines s'est souvent faite de manière anarchique, sans planification adéquate des infrastructures de transport. Ce phénomène a conduit à "tirer" les infrastructures toujours plus loin en périphérie, augmentant les coûts et la complexité du réseau. Pire, les infrastructures ne suivent plus.
C'est bien ce que nous reprochons : le PDM ne pense pas les transports comme un facteur limitant de l'urbanisation à outrance, mais comme un simple accompagnement de celui-ci, sans moyen réel.
Conclusions
Pour finir, nous concluons que le PDM ne répond pas à deux problématiques très graves que sont la saturation et le stationnement urbain.
Les effets environnementaux paraissent sous évalués au regard des besoins réels du public.
Il nous apparaît donc que ce document ne devrait pas être adopté sans des analyses plus profondes.
Il s'inscrit hélas dans la même veine de pensée que le Schéma directeur de la Région Ile de France (SDRIF) qui pousse à bétonner plus (rappelons que le but est de 70.000 logements supplémentaires par an !) sans tenir compte de la réalité : saturation des transports, atteintes à l'environnement, dégradation de la qualité de vie...
Le fait de ne penser qu'un seul axe au détriment de tous les autres est absurde.
Nous demandons à la commission de donner un AVIS DEFAVORABLE.
Fait à Fontainebleau, le 2 mars 2025.
Pour le Directoire,
Le Président,
Dr Guillaume BRICKER
mercredi 26 février 2025
Bulletin 2025-2 - Spécial enquête publique Plan local d'urbanisme
AVIS IMPORTANT3 rendez vous sont prévus, à ne pas rater !
Nous vous informons de l'enquête publique
concernant le Plan local d'urbanisme du Pays de Fontainebleau!
Permanences de la commission d'enquête dans notre secteur :
Avon 19 mars (14h-17h)
Fontainebleau 22 mars (9h-12h) et 31 mars (14h30-17h30)
Modalités de Participation :Seules les observations et propositions reçues pendant le délai de l'enquête, soit du lundi 3 mars 2025 à 9h au vendredi 4 avril 2025 à 17h30 au plus tard, y compris par voie électronique et courrier postal, seront prises en considération.
Pendant toute la durée de l'enquête, le public pourra consigner ses observations, propositions et contre-propositions en langue française sur le registre papier ouvert à cet effet, à feuillets non mobiles cotés et paraphés par la commission d'enquête, qui sera tenu à la disposition du public au siège de la Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau ainsi que dans les mairies des communes où auront lieu les permanences des commissaires enquêteurs pendant la durée de l'enquête aux jours et heures habituels d'ouverture de ces lieux
- par courrier postal à l'attention de la Présidente de la Commission d'Enquête au siège de l'enquête publique : 80 route de Valvins CS 08393 à Samois-sur-Seine (77309)
- par courriel à t'adresse suivante : enquete-publique-plui-capf@mail.registre-numerique.fr
- en ligne sur le registre numérique de la page de l'enquête publique : https://www.registre-numerique.fr/enquete-publique-plui-capf
Les pièces-jointes ne devront pas dépasser 5 mégaoctets.
Pour en savoir plus : voir le bulletin ci-joint.